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Sommaire
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Notes
: ce
dossier aborde de manière générale
quelques principes de base de l'échauffement.
Il convient à chacun d'adapter ensuite ces
informations à son niveau et à sa discipline.
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Introduction
L'échauffement est une étape
essentielle à la préparation d'un effort tant
au niveau physique que psychologique. On peut donc le résumer
à un ensemble de mesures permettant d'obtenir un état
de préparation optimale avant un effort ainsi qu'un
moyen de prévenir les risques de lésions.
Il y a deux types d'échauffement :
- L'échauffement
général qui est axé sur la mobilisation
des grands groupes musculaires et du système cardio-respiratoire
par des exercices globaux comme le footing ou l'home-trainer
par exemple.
- L'échauffement
spécifique qui est axé sur la mobilisation
des muscles directement impliqués dans votre discipline
par des exercices spécifiques.
En toute logique l'échauffement général
précède l'échauffement spécifique.
La réussite d'un échauffement réside
dans la façon de combiner plusieurs formes de mobilisation
:
- L'échauffement
passif qui ne demande pas de dépense physique
de la part du pilote et qui permet par des moyens externes
de préparer l'organisme à l'effort. Parmis
les moyens les plus utilisés on trouve les frictions
qui produisent un échauffement périphérique
et les massages qui permettent de drainer ou de relâcher
les muscles avant l'effort.
- L'échauffement
actif qui consiste à mettre en plaçe des
exercices dynamiques d'intensité modérée
visant à augmenter la température du noyau
central et activer tous les systèmes mis en jeu dans
la discipline. Le footing, l'home-trainer et autres étirements
et relâchement ainsi que des mouvements spécifiques
à la moto sont les principaux exercices dynamiques
que l'on peut retrouver dans un échauffement actif
qu'il soit général ou spécifique.
A noter qu'il est trés important de respecter deux
principes fondamentaux pendant l'échauffement :
- L'alternance
- La progressivité
Pourquoi s'échauffer ?
L'échauffement a pour principal objectif de préparer
l'organisme à un effort physique et de le débuter
dans des conditions optimales.
Plus précisément il va s'en suivre une multitude
de réactions :
- Augmentation de la température corporelle
- Elévation de la température de noyau central
et des muscles
- Mise en route du système cardio-pulmonaire
- Accélération de la circulation sanguine
- Augmentation de la vitesse de réaction et de
contraction musculaire
- Augmentation de l'élasticité des muscles
et des tendons
- Augmentation de la lubrification au niveau des articulations
Pour bien mesurer l'importance
de l'échauffement on peut retenir qu'une élévation
de la température du corps de 2°C augmente la vitesse
de contraction musculaire de 20% et que pour une élévation
de 1°C l'activation du métabolisme est de 13%.
Outre l'aspect "préparation
à l'effort", l'échauffement contribue à
la prévention des lésions par l'augmentation
de l'élasticité et de la viscosité des
muscles, des tendons et des ligaments mais aussi par l'augmentation
de liquide synovial (lubrifiant) au niveau des articulations
ce qui permet une meilleure résistance aux chocs. Cet
aspect est trés important dans un sport tel que la
moto (surtout en tout-terrain) car les chocs et les contraintes
encaissées par le pilote sont trés importantes.
De plus en cas de chute où les risques d'hyper extensions,
de chocs violents et autres mouvements involontaires sont
inévitables le pilote ainsi préparé limitera
le risque de se blesser.
Du point de vue cardio-respiratoire
l'échauffement va permettre de faire une transition
entre l'état de repos et l'effort lui-même en
limitant le risque de fatigue prématurée provoquée
par un démarrage trop rapide ce qui entraînerait
une dette d'oxygène et une baisse immédiate
de performance. Un échauffement progressif va permettre
un contrôle de la mise en action de tous les systèmes
énergétiques. La moto étant un sport
à dominante aérobie, c'est à dire un
sport d'endurance, il est néanmoins trés important
de préparer le système cardio-respiratoire à
atteindre des intensités trés élevées
comme lors d'un début de course.
Il est donc indispensable de réaliser une accroche
cardiaque trés progressive ce qui permettra de débuter
l'effort en état d'équilibre entre la consommation
et la production d'énergie.
Enfin l'échauffement permet
une préparation psychologique à l'effort. Le
pilote profite de cette période pour appréhender
l'effort qu'il va fournir et visualiser sa performance. Cette
phase de l'échauffement améliore l’attitude
de confiance et permet d’effectuer un rappel technique
et tactique tout en augmentant la vigilance et les capacités
de coordination qui sont trés importantes pour optimiser
son pilotage et sa vision de la course par exemple.
Cette approche de l'effort a un effet positif sur l'état
de stimulation et d'inhibition et permet au pilote de s’immerger
dans sa course ou son entraînement.
Comment s'échauffer ?
L'échauffement doit respecter
deux grands principes :
- L'alternance
: il est nécessaire d'alterner les exercices visant
à mobiliser le système cardio-respiratoire
(course, home-trainer, sautillements...) avec des exercices
mobilisant les différents groupes musculaires (stretching
en contraction-relâchement, flexions, rotations...)
afin de maintenir une température corporelle optimale
aprés les exercices cardio-respiratoires.
- La progressivité
: le choix des exercices et de leur chronologie doivent
permettre une augmentation progressive de l'intensité
tout au long de l'échauffement jusqu'au début
de l'entraînement ou de la compétition sans
provoquer d'épuisement.
La fréquence cardiaque à la fin de l'échauffement
doit être proche de celle de l'effort final sans sensation
d'épuisement. Attention ce n'est pas parce que l'on
transpire que l'on est échauffé.
Une préparation optimale
consiste à débuter par un échauffement
passif (massages, frictions …) puis d’alterner
des mouvements et des étirements (généraux
et spécifiques) tout en augmentant l’intensité.
Il est essentiel de terminer l’échauffement dans
un état proche de celui de la compétition ou
de l’entraînement.
Finir un échauffement par une séance d’étirements
serait un non-sens car cela reviendrait à abaisser
le tonus musculaire ainsi que l’influx nerveux et surtout
à abaisser la température corporelle et perdre
le bénéfice de l’échauffement cardio-pulmonaire.
L'échauffement peut s'organiser
comme suit :
- Echauffement passif (massage, frictions...)
- Echauffement actif général cardio-respiratoire
(mise en place du système aérobie)
- Echauffement actif spécifique avec des exercices
préparatoires à la discipline pour améliorer
le métabolisme au niveau local ainsi que la coordination
Il est très difficile de
définir un échauffement type. Il dépend
surtout du niveau du pilote et de son vécu et ne doit
pas créer un épuisement. Une préparation
à l’effort trop intense ou trop longue aura pour
conséquence de puiser dans les réserves et d’engendrer
une fatigue prématurée dés le début
de l’entraînement ou de la compétition.
Un pilote peu entraîné ou débutant devra
donc faire attention de ne pas trop forcer.
Malgrés quelques « règles » de base
l’échauffement est très individuel. Sa
mise en place demande un peu de vécu ce qui permettra
d’ajuster et d’adapter son contenu de façon
optimale.
En moto il est particulièrement
important de préparer les muscles et les articulations
les plus sollicitées comme les avant-bras, les cuisses,
les épaules, les genoux… qui dans de nombreuses
disciplines sont mis à rude épreuve. Dans la
limite du possible un échauffement passif sous forme
de massage relaxant afin de bien relâcher les muscles
concernés est très efficace pour commencer.
Ensuite si cela est possible un footing léger ou de
l’home-trainer alterné avec des étirements
courts seront parfait pour augmenter la circulation sanguine
et élever la température corporelle périphérique
et intra-musculaire (noyau central). Attention toutefois d’être
très progressif. On pourra par la suite exécuter
des mouvements spécifiques comme des flexions, des
rotations de buste et de poignets ainsi que des épaules
entrecoupés d’étirements courts. Les mobilisations
du rachis cervical (nuque) doivent être lentes et alternées
avec des étirements légers pour prévenir
des lésions en cas de torsions lors d’éventuelles
chutes. Les activités tout-terrain demandent une mobilisation
de toutes les masses musculaires car les contraintes rencontrées
dans ces disciplines sont très élevées.
Pour les disciplines de vitesse il convient de mettre l’accent
sur l’assouplissement des hanches, des adducteurs et
des genoux ainsi que des chevilles. Le dos doit aussi faire
l’objet d’étirements afin de bien relâcher
la charnière lombaire.
L’échauffement pourra se terminer par des sautillements
ou de la course sur place alternés avec des rotations
et des étirements une fois le pilote tout habillé.
Il n’est toutefois pas nécessaire de continuer
à bouger sans cesse, les effets d’un échauffement
bien mené dure au moins une bonne dizaine de minute
si l’on est bien couvert.
L’échauffement
actif peut se résumer à une base course + étirements
+ exercices dynamiques
Exemple d'échauffement pour le moto-cross ou le supermotard
(niveau du pilote non défini) :
- Massage des muscles tels que
par exemple les avant-bras ou les cuisses
- Footing léger ou home-trainer
en montant progressivement la fréquence cardiaque
- Si cela n'est pas possible
des flexions des cuisses et des mobilisations de la partie
haute feront l'affaire.
- Etirements et assouplissements
courts ( Stretching )
- Mobilisation des parties les
plus sollicitées en alternance avec des étirements
Informations diverses
- L’augmentation de la chaleur
intra-musculaire et l’accélération de
la circulation sanguine permettent aux muscles d’appréhender
l’effort dans des conditions optimales
- La durée d’échauffement
est dépendante de la température extèrieure
et des conditions climatiques. Par temps froid ou pluvieux
il faut s’échauffer plus longtemps et se couvrir
- Plus il est tôt dans la
journée plus l’échauffement est long
- La durée moyenne d’un
échauffement est de 10’ à 20’
- L’échauffement
doit être adapté tant en durée qu’en
intensité pendant les compétitions où
il y a plusieurs manches. Long avant la première
et adapté en fonction des conditions entre les manches.
- Couvrez vous pour garder la
chaleur dégagée par l’échauffement.
(surtout entre les manches et en attendant le départ)
- La température corporelle
optimale d’effort se situe à 38°C environ
- L’échauffement
par pommade chauffante n’est pas suffisant car elle
n’atteint pas les masses musculaires profondes
- Les étirements seuls
ne peuvent en aucun cas remplacer l’échauffement
proprement dit (cardiovasculaire, musculaire et articulaire)
il faut alterner les contractions et les étirements
pour chaque groupe musculaire
- Une accroche cardiaque progressive
est indispensable à la mise en place du système
cardio-pulmonaire et du système aérobie. (contrôle
de l’inertie du système)
- Un échauffement adapté
peut réduire les douleurs musculaires post activité
car l’augmentation de la température corporelle
et de la circulation sanguine permet d’accroître
l’apport en oxygène ce qui prévient
l’accumulation de déchets d’acide lactique.
Conclusion
L’échauffement
est donc une des plus importante partie d’une préparation
en moto. Il conditionne votre performance que ce soit à
l’entraînement ou en compétition. Il permet
d’utiliser au maximum votre potentiel en prévenant
d’éventuelles lésions mais aussi de l’arrivée
de fatigues prématurées. L’amélioration
des qualités de souplesse et de mobilité sont
prépondérantes dans la prévention des
traumatismes liés aux chutes et aux chocs répétés
qui caractérisent les différentes disciplines
moto, l'échauffement permet de préparer l'organisme
à de telles sollicitations.
Il reste malgré tout une phase où le ressenti
du pilote est essentiel et déterminant quant à
la réussite de son échauffement.
Il conviendra à chacun de construire "son"
échauffement.
Si vous avez des questions ou des
remarques sur ce sujet n'hésitez pas à me
contacter.
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